Zahra Essi (SPIE Communications) Bâtiment intelligent : comment mettre l’informatique au service de l’efficacité énergétique

Le concept de bâtiment intelligent a pris tout son sens ces derniers mois avec l’accroissement de la raréfaction des ressources énergétiques.

En effet, les bâtiments sont de grands consommateurs d’énergie et donc une préoccupation bien réelle pour les directions générales, soucieuses de réduire leur coût d’exploitation.

42,5 % de la consommation énergétique française

En effet, la consommation du secteur du bâtiment représente 42,5 % de la consommation énergétique française. Il est donc indispensable, et aujourd’hui possible grâce à la convergence d’Internet et des télécommunications, de rendre les bâtiments intelligents, c’est-à-dire contrôlables et maîtrisables du point de vue de leur consommation énergétique.

Afin d’expliquer la notion de bâtiment intelligent, Zahra Essi, Responsable du Développement et Support des Offres Direction du Développement Commercial de SPIE Communications, s’attache ici à présenter les enjeux du bâtiment intelligent permettant d’optimiser la consommation des ressources énergétiques avec, à la clé, une réalisation d’économies substantielles et une réduction de l’empreinte carbone.

Répondre aux enjeux des directions générales

Les entreprises doivent faire face à plusieurs enjeux. Elles souhaitent avant tout réduire la consommation énergétique des bâtiments puis améliorer la connectivité et le confort des usagers, notamment en rationalisant les infrastructures techniques et en simplifiant la gestion du bâtiment.

Ceci est aujourd’hui rendu possible grâce au développement du bâtiment intelligent.

L’interopérabilité, clé de voute du bâtiment intelligent

Le bâtiment devient intelligent dès qu’il devient « communicant » et que sa consommation énergétique est mesurée et contrôlée grâce à des dispositifs de monitoring (capteur, systèmes d’analyses, contrôle des appareils électriques, etc.). Ces systèmes de gestion centralisée supervisent et contrôlent les services comme l’éclairage, le chauffage ou encore la consommation des postes de travail s’assurant ainsi qu’ils fonctionnent de la façon la plus efficace et la plus économique. Par exemple, dans un bâtiment dit intelligent, il devient possible d’éclairer une salle uniquement lorsque celle-ci est occupée.

Le bâtiment intelligent implique alors de faire converger les infrastructures et les applications pour une gestion uniforme intégrant l’ensemble des équipements passifs (éclairage, climatisation…) et actifs (gestion des accès, équipement informatique). Grâce au protocole IP, devenu le standard de communication, l’objectif est aujourd’hui de mutualiser le réseau dédié au système d’information de l’entreprise avec celui de la gestion des équipements. On parle alors d’interopérabilité entre les systèmes.

Ainsi, pour développer l’intelligence du bâtiment, il devient nécessaire de prendre en compte les quatre aspects suivants :

  • les infrastructures passives du bâtiment : le câblage, les salles informatiques, les locaux techniques sensibles, etc.
  • l’infrastructure IP du bâtiment : les réseaux locaux (LAN), les réseaux étendus (WAN), les serveurs, les concentrateurs et convertisseurs, etc.
  • les usages du bâtiment : il s’agit de monitorer les différents usages tels la vidéo-protection (surveiller les allées/sorties), le contrôle d’accès IP (contrôle des badges), la gestion des alarmes techniques et humaines et enfin l’imagerie du bâtiment (visioconférence, affichage dynamique,…) dans la perspective de répondre aux besoins de ses usagers et gestionnaires.
  • l’hypervision ou en d’autres termes la gestion logicielle centralisée. Il s’agit de capter l’ensemble des informations IP souvent disponibles au travers d’applications de supervision et de les consolider dans une application d’hypervision, afin de prendre les décisions adéquates. A titre d’exemple, l’hypervision permet, en cas de pics de consommation électrique, de mettre en place des règles de délestage.

En prenant en compte l’ensemble de ces aspects en amont, la réduction de consommation énergétique devient vite significative et représente, à minima, 20% de la consommation initiale. En revanche, avant d’opérer un changement au sein de son parc immobilier, il est essentiel que l’ensemble des bâtiments soient ouverts et connectés sur l’extérieur et de vérifier l’interopérabilité technique entre les systèmes d’information et les équipements, notamment avec l’arrivée des smartgrids, ces systèmes visant à optimiser la production, la distribution et la consommation électrique.

Toutefois, cette ouverture vers l’extérieur implique de devoir absorber et gérer un volume de données différentes important et de les archiver, tout en ayant à l’esprit la problématique de sécurité que cela implique. C’est en cela que les gestionnaires doivent se faire accompagner de partenaires comprenant les enjeux associés au bâtiment intelligent.

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Une réponse to "Zahra Essi (SPIE Communications) Bâtiment intelligent : comment mettre l’informatique au service de l’efficacité énergétique"

  1. Pascal Kotté dit :

    Et c’est ainsi que l’Internet des objets, devenus « intelligents », pourraient aider l’humanité à entrer dans la 3ème révolution industrielle, préconisée par Jeremy Rifkin.

    Le potentiel d’économie énergétique en simplement jouant sur une auto-ouverture ou fermeture des expositions solaires, et des aérations, est énorme à l’échelle de notre densité. Mais le problème reste le coût de la mise en oeuvre. Nous devons passer en mode « industrialisation » de ces automatisations. Et la mise en place de « standards » d’échanges et de communications, pourraient grandement faciliter cela…

    Or de nos jours, les systèmes ne sont pas « inter-opérants », et les constructeurs campés dans leurs positions « Copyright », au lieu d’embrasser le « copyleft » et de passer en mode « développement contributif » (comme avec les licences Open Hardware préconisées par le CERN par exemple).

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