Le nombre quotidien d’attaques ciblées a quadruplé depuis janvier 2011 ; le taux de spams dans le monde et en France atteint son niveau le plus bas depuis trois ans. En moyenne, 94 attaques ciblées ont été bloquées chaque jour au mois de novembre.
Une analyse approfondie montre qu’aux États-Unis, au moins une attaque est interceptée chaque jour et qu’un utilisateur sur 389 peut en être la cible. En France, ce sont en moyenne 3,2 attaques ciblées qui sont bloquées chaque jour, et un utilisateur sur 396 qui peut en être la cible. Ces chiffres sont à comparer à ceux enregistrés au Japon, où au moins une attaque est interceptée environ tous les neuf jours, et où elle vise au plus une personne sur 520.
Secteur public : cible de choix
Le secteur public a été le secteur le plus souvent ciblé en 2011, avec quelque 20,5 attaques interceptées chaque jour. Le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques arrive à la deuxième place, avec 18,6 attaques interceptées par jour. En ce qui concerne ce secteur, bon nombre des attaques se sont produites vers la fin de l’année et sont conformes au profil des attaques Nitro. Il en est de même pour le secteur industriel, qui arrive à la troisième place du classement des secteurs les plus touchés, avec près de 13,6 attaques interceptées chaque jour.
L’analyse de novembre indique que les grandes entreprises employant plus de 2500 personnes ont enregistré le plus grand nombre d’attaques, 36,7 étant interceptées chaque jour. À l’inverse, les PME employant moins de 250 personnes n’ont intercepté que 11,6 attaques par jour.
Si le nombre des attaques ciblées augmente, le volume mondial de spams a atteint son niveau le plus bas en trois ans. Il y a trois ans, les effets du volume considérable de spams étaient dramatiques. Les spams représentaient 68 % du nombre total d’e-mails envoyés dans le monde. Dernièrement, cette baisse a été beaucoup plus lente, mais les spammeurs se sont adaptés. Ils ont adopté des approches plus ciblées et exploitent les réseaux sociaux plutôt que les e-mails. Le spam pharmaceutique est aujourd’hui au niveau le plus bas depuis que nous avons commencé à le suivre. Il représente 32,5 % des spams contre 64,2 % fin 2010.
Autres conclusions du rapport :
Spams : en novembre, la proportion des e-mails échangés dans le monde s’avérant être des spams est de 70,5 % soit une baisse de 3,7 % par rapport au mois d’octobre. En France le niveau de spam est de 70,9%, contre 76,9% le mois passé
Phishing : en novembre, le taux mondial de phishing a augmenté de 0,04 % ; en moyenne, 1 e-mail sur 302 (0,33 %) était porteur d’une attaque de phishing.
Menaces issues de la messagerie électronique : la proportion des e-mails échangés dans le monde véhiculant des virus est de 0,39 % (1 e-mail sur 255,8) en novembre, soit une baisse de 0,03 % par rapport au mois d’octobre. Une analyse approfondie montre également que 40,2 % des e-mails malveillants contenaient des liens vers des sites Web malveillants, soit une augmentation de 20,1 % par rapport au mois d’octobre.
Menaces issues des programmes malveillants véhiculés par le Web : en novembre, il ressort du rapport Symantec Intelligence qu’en moyenne 4915 sites Web hébergent chaque jour des programmes malveillants et d’autres programmes indésirables, de type logiciels espions et publicitaires, soit une augmentation de 47,8 % par rapport au mois d’octobre.
Menaces pour les terminaux : le mois dernier, WS.Trojan.H[2] a été le programme malveillant le plus fréquemment intercepté. WS.Trojan.H est une méthode de détection heuristique générique en ligne de fichiers possédant les caractéristiques d’une menace encore non identifiée. Symantec considère que les fichiers détectés par cette méthode heuristique présentent un risque pour les utilisateurs et leur accès aux ordinateurs est bloqué.
Tendances sectorielles :
- Malgré une diminution du nombre de spams ce mois-ci, l’industrie automobile est le secteur le plus touché en novembre, avec un taux de 73 %.
- Dans le secteur de l’éducation, le taux de spams a atteint 71,5 %, contre 69,1 % pour le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques, 69,3 % pour les services informatiques, 69 % pour la grande distribution, 68,8 % pour le secteur public et 69,2 % pour les services financiers.
- Le taux de spams dans les PME (moins de 250 employés) est de 69,4 %, contre 69,7 % dans les grandes entreprises (plus de 2500 employés).
- En novembre, le secteur public est resté le secteur le plus touché par les tentatives de phishing, avec 1 e-mail sur 120,9.
- Dans le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques, la proportion des e-mails comportant une attaque de phishing est de 1 sur 407,5, contre 1 sur 377 pour le secteur des services informatiques, 1 sur 397 pour la grande distribution, 1 sur 130,5 pour le secteur de l’éducation et 1 sur 331,7 pour les services financiers.
- Les attaques de phishing représentent 1 e-mail sur 211 dans les PME (moins de 250 employés), contre 1 sur 334 dans les grandes entreprises (plus de 2500 employés).
- Les attaques malveillantes véhiculées par e-mail visant les PME (moins de 250 employés) représentent 1 e-mail sur 253,7, contre 1 sur 249,9 dans les grandes entreprises (plus de 2500 employés).
