Gavin McLaughlin (X-IO Technologies) : 10 vérités cachées par la majorité des vendeurs de stockage

MCLaughlinLa machine à buzz tourne encore à plein régime sur le marché du stockage, fabriquant des mythes que les entreprises doivent pouvoir démonter si elles ne veulent pas se faire avoir et adopter des solutions qui ne respecteront pas leurs exigences.

Il y a beaucoup de choses que les vendeurs de stockage veulent vous faire croire, mais en voici dix qu’ils ne veulent pas que vous sachiez :

  1. Les garanties de 5 ans devraient être la norme

    La plupart des vendeurs de stockage incluent une garantie de 12 mois et l’étendront probablement jusqu’à trois ans si vous les poussez un peu. Mais demandez-leur une garantie de cinq ans et vous verrez le prix total augmenter considérablement. Pourquoi ? Parce qu’ils souhaitent vous voir changer de kit tous les trois ans. Les lois de Moore impliquent une logique de renouvellement des serveurs, mais pas nécessairement de renouvellement du stockage. Le stockage devrait non seulement durer cinq ans, mais il devrait rester performant. Insistez pour obtenir une proposition plus équitable.

  2. Vous devriez pouvoir utiliser tout le stockage que vous achetez

    Dans tout autre scénario échappant au monde du stockage, personne n’accepterait de ne pouvoir utiliser qu’un certain pourcentage du produit acheté. Si vous achetez une maison comportant cinq chambres, vous devez pouvoir utiliser ces cinq chambres. Si vous achetez une voiture cinq places, vous devez pouvoir utiliser ces cinq places. Si vous achetez du stockage, vous devez pouvoir utiliser 100 % de sa capacité sans dégradation de performances.
    Toutefois, de nombreux vendeurs de stockage publient des directives de « meilleures pratiques » avertissant les clients de pertes considérables de performances s’ils utilisent plus de 75 % de leur capacité de stockage. Il est possible de déployer une baie de stockage tournant à 100 % de sa capacité sans aucune dégradation de performances. Pourquoi la plupart des architectures de stockage ne sont-elles pas conçues ainsi ?

  3. Les mises à niveau ne devraient être ni coûteuses, ni complexes

    Une mise à niveau à grande échelle, ou des modifications de certaines parties de l’infrastructure existante, peuvent souvent se muer en un projet complexe impliquant des temps d’arrêt des équipements, des investissements dans du nouveau matériel et une facture de services professionnels bien salée. Des migrations en arrière-plan sont possibles et, avec de véritables architectures scale-out, les périodes d’arrêt de fonctionnement peuvent devenir de l’histoire ancienne.

  4. Le stockage ne nécessite pas de personnel

    La principale cause des défaillances de datacenters est l’erreur humaine. Si vous pouvez limiter les interactions entre les employés et l’informatique en optant pour des équipements réparables sur place, vous limitez les risques de défaillances du datacenter. Près de 70 % des disques renvoyés sous garantie ne présentent aucun défaut ou nécessitent un simple reconditionnement. La solution est de trouver un vendeur de baies qui répare les disques sur place et évite aux employés d’avoir à approcher le matériel pendant au moins cinq ans.

  5. La qualité a son importance en matière de disques

    Que vous considériez des disques durs ou des SSD, la même règle s’applique : attention au matériel destiné au grand public. Il existe une énorme différence de qualité entre les composants utilisés, les tests effectués et, plus important encore, le taux de défaillance annuel des disques entre les produits destinés au grand public et ceux destinés aux entreprises.
    Le matériel destiné au grand public est peut-être moins cher à l’achat, mais son coût de fonctionnement et les risques qu’il implique seront probablement bien plus élevés que ceux de produits plus fiables et robustes destinés aux entreprises. Assurez-vous d’équilibrer les dépenses d’investissement, les coûts de fonctionnement et les risques lorsque vous envisagez un disque, quel qu’il soit.

  6. Flash n’est pas le sauveur de l’univers

    Le flash n’est pas la réponse à tous les problèmes. C’est un outil formidable pour améliorer les performances de certaines charges de travail, mais il a ses limites. En matière de grandes opérations d’écriture séquentielles par exemple, les disques durs sont beaucoup plus appropriés. Les disques durs et flash sont des outils différents qui peuvent et doivent être déployés pour des tâches différentes.
    Pour obtenir le bon mélange de supports, adapté à leurs exigences de stockage, les entreprises doivent contacter des vendeurs qui ne se limitent pas à un seul type de support pour décider de l’outil le plus approprié.

  7. Les baies tout-flash ne sont pas toujours plus économes en énergie

    Beaucoup ont été amenés à croire que les baies tout-flash sont plus économes en énergie que les baies de disques durs. En matière d’exigences énergétiques pour votre stockage, il est nécessaire de tenir compte de toute la baie, pas simplement des modules de disques, pour vous faire une idée d’ensemble.
    La vérité est que certaines baies de disques durs consomment moins d’énergie que des baies tout-flash. Le plus important est la façon dont les vendeurs mettent en œuvre des composants plus gourmands en électricité, comme des processeurs et de la mémoire cache.

  8. Les vibrations remettent en question la prévisibilité des performances

    Des vibrations excessives peuvent entraîner des problèmes de fiabilité, mais ce que beaucoup ne réalisent pas, c’est qu’elles peuvent aussi avoir de graves conséquences sur les performances.
    Bien qu’il soit possible d’empêcher les vibrations et de fournir des performances régulières à 100 %, cela n’est pas facile et la conception d’une baie de ce type demande un investissement considérable. Cela peut paraître fou, mais il existe un moyen simple de tester les performances de votre stockage : criez dessus et voyez ce qui se passe, vous pourriez bien être surpris.

  9. Vous n’avez pas besoin de tous ces jolis gadgets

    Les décisions, en matière de stockage d’entreprise, sont généralement prises d’après des listes de contrôle de fonctionnalités plutôt qu’en contrôlant la fiabilité et les performances de la baie elle-même. Avec l’émergence du « stockage défini par logiciel » (SDS), un certain nombre des fonctionnalités requises sont transférées de la baie de stockage vers les hyperviseurs, les systèmes d’exploitation et les applications.
    De nombreuses « offres » de baies de stockage professionnelles aboutissent à un verrouillage des clients par des logiciels propriétaires qui ne fonctionnent que sur une seule plateforme. Le SDS offre aux entreprises la souplesse de choisir la plateforme qu’elles souhaitent sans s’inquiéter du matériel sur lequel elle repose. Cela améliore leur marge de négociation et leur permet de se concentrer sur les performances et la fiabilité.

  10. Le stockage évolutif a plusieurs visages

    Beaucoup de vendeurs proposent un stockage évolutif, mais la plupart d’entre eux omettent d’expliquer que ce stockage exploite un contrôleur de stockage central classique pour alimenter des applications et des piles logicielles qui s’accaparent une grande partie des performances. Cela entraîne souvent des mises à jour considérables pour augmenter la capacité et les performances.
    Il existe toutefois une alternative au modèle de stockage « scale-up » traditionnel. Certains produits s’associent en toute fluidité dans un pool de stockage unique, permettant une augmentation de la capacité et des performances.

Plutôt que d’être axé sur les performances et la fiabilité, le marché du stockage est malheureusement, à l’heure actuelle, bâti principalement sur le buzz et le jargon technique. Ce dont les clients ont vraiment besoin, ce sont des vendeurs sans effets de manches, au franc-parler, pour les aider à choisir la meilleure plateforme de stockage pour leur entreprise. Il n’y en a peut-être pas beaucoup, mais ils existent.

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